Mondkopf est en train de s'assurer une place de choix au sein de la French-touch, davantage focalisée sur l'innovation musicale que sur le désir de désarçonner son public. Toulousain, installé dans la capitale française, sa seule optique est de faire de la musique et le meilleur témoin de cette évolution est le dernier album RisingDoom, magique, fluide et sombre.
La maturité et la maîtrise des ambiances explorées, ostensiblement orientées vers un registre sombre, flirte à certains endroits avec un larsen , ou produit des presque mélodies ou soit au contraire s'approche des ultrasons. Il parvient sans peine à instaurer des climats complètement claustrophobiques, glaciaires dessinant une architecture sonore comme surgie de l'intérieur même du son. Une perfection dans le genre. Mondkopf accompagne ses apparitions scéniques de projections d'images, espace de lumière en contraste avec des musiques technoïdes et robotiques. Bruit noir contre image blanche. Rising Doom sera très justement acclamé par la presse spécialisée.
|